On parle de « Face à la mer »

Retrouvez ici les articles et interviews réalisés sur les rencontres photo de Tanger.


Annonce des rencontres photo sur le site de la Cinémathèque RIF de Tanger à lire ici.

« Face à la mer », un nouveau rendez-vous pour les photographes à Tanger dans Diptyk magazine, le 27 avril 2019.

Pour leur première édition, les Rencontres professionnelles méditerranéennes « Face à la mer » affichent leurs ambitions : « endiguer l’isolement dans lequel sont souvent plongés les auteur·e·s ». A l’initiative Yamna Mostefa et Wilfrid Estève du studio Hans Lucas. Cette passionnée de photo installée à Tanger et ce photographe reconnu du milieu en France veulent remédier au manque de formation et de canaux de diffusion auquel sont confrontés les photographes travaillant au Maghreb. Du 1er au 5 mai, professionnels des médias (GEO France, Polka magazine), de l’art (Photo Doc Paris, Festival In Cadaques, MACAAL) et de l’édition (Les Insolites, Diptyk magazine) se réuniront à Tanger. Objectif : favoriser les échanges entre photographes de la région et experts internationaux.

Le reste de l’article est à lire en cliquant ici.

Interview de Yamna Mostefa et de Wilfrid Estève par Florence Blanc sur la radio marocaine Medi 1, le 28 avril 2019. L’extrait de l’émission « Bain de culture » est en écoute.

Le collectif de photographes 220, participe aux rencontres méditerranéennes de Tanger, un article dans le Huff Post Maghreb.

Reportage de Tanja 24 lors des ateliers des rencontres photo de Tanger.
Article dans le magazine Dyptik du 6 mai 2019.

« Le jury a voulu saluer le personnage, son parcours et notamment son engagement sur des sujets difficiles en Afrique », note Yamna Mostefa l’une des initiatrices de « Face à la mer ». Autodidacte, le photographe souiri fait ses armes en 2017 avec une première série The face of Atlas sur l’enclavement et la précarité des communautés rurales au Maroc. Régulièrement publié dans la presse internationale, Kousmate s’empare de sujets aussi divers que les fêtes du Boujloud ou le phénomène migratoire. Sa série À Six mètres du rêve est une immersion dans le Massif Gourougou près de Nador, où des centaines de migrants venus d’Afrique de l’Ouest vivent clandestinement en attendant de tenter le « boza » (le passage) vers l’Europe. Depuis un an, il s’intéresse à la pratique de l’esclavage en Mauritanie, ce qui lui a valu une détention de 4 jours et une expulsion du pays en mars 2018. La suite de l’article est à découvrir sur Diptyk magazine.

Article de Carine Dolek du 9 mai 2019 dans Réponses Photo.

Suite aux lectures de portfolio qui se sont déroulées dans le cadre des Rencontres, le jury a distingué Seif Kousmate et sa démarche humaniste, résolument tournée vers les cicatrices, traces des souffrances mais aussi espoirs de guérison. Ses histoires intenses et délicates, il les construit en vivant plusieurs mois avec des migrants, partageant les conditions précaires de vie et les espoirs de milliers de sub-sahariens qui tentent de passer du Maroc à Ceuta ou Melilla, deux enclaves espagnoles ; en documentant la jeunesse rwandaise qui, 25 ans après le génocide, se compose d’enfants d’exilés, d’enfants de génocidaires, d’enfants de rescapés, d’enfants issus de viols, porteurs du VIH, ou encore orphelins du génocide, et parle de pardon et de vivre ensemble ; en faisant les portraits des Haratin, des ex esclaves, dans une Mauritanie où l’esclavage n’a jamais disparu malgré les textes de lois. Le prix est conçu pour lui permettre de poursuivre et promouvoir son travail, offrant entre autres une conférence et une projection dédiée à la foire Photo Doc, une exposition à la librairie galerie Les insolites à Tanger et durant le festival In Cadaqués, et une dotation de 2000 $ par la Fondation Alliances. Article à lire en cliquant ici.

Yamna Mostefa, présidente du jury des rencontres Face à la mer est ravie de vous annoncer que Seif Kousmate est le photographe lauréat de cette première édition avec son travail sur la jeunesse rwandaise, 25 ans après le génocide. Au-delà de sa série, le jury a également tenu compte de sa démarche professionnelle et de son engagement.

Pour lire l’article en entier dans le magazine 9 Lives du 6 juin 2019, merci de cliquer ici.

Face à la mer : discussion avec Yamna Mostefa, publié dans The Art momentum le 14 juin 2019.

Extrait : « En tant que petite-fille d’immigré moi-même, je pense que nous appartenons à une génération qui aspire à dépasser le statut d’ex-colonie ou d’ex-protectorat. Nous sommes tous en train d’évoluer dans un espace-temps universel où l’on partage, que ce soit avec l’Europe ou avec toutes autres contrées, des valeurs humaines universelles. Je pense qu’aujourd’hui, nous devons tous nous tourner vers l’avenir en œuvrant à créer notre propre histoire, plurielle et ouverte à toutes les influences. Les jeunes artistes maghrébins possèdent indéniablement leurs propres visions, leurs propres démarches et leurs propres méthodologies, uniques et intéressantes, mais ils ont besoin d’être encouragés et aidés à dépasser les obstacles économiques et logistiques, pour l’éclosion de leurs talents. Nous essayons donc de mettre à leur disposition des opportunités de mettre en pratique leurs projets, lesquels sont porteurs de réflexions pointues sur leurs vécus, que ce soit au Maroc, en Algérie ou en Tunisie. On se doit donc de les aider à conserver cet intérêt fort pour leurs réalités socio-politiques tout en leur offrant des possibles pistes de collaboration avec des publications internationales. 
Le modèle identitaire que les Rencontres « Face à la mer » tendent à véhiculer est, dans ce sens, une identité méditerranéenne interculturelle tournée vers l’avenir et qui célèbre les énergies créatives du Maghreb. » Yamna Mostefa

L’intégralité de l’article de Salima El Aissaoui qui a été publié dans The Art momentum est à lire ici.

Publication d’un folio de dix pages de Seif Kousmate, lauréat des rencontres photo dans le Diptyk numéro 49 de juin – septembre 2019.

C’est la plus belle découverte des rencontres photo professionnelles Face à la mer, lancées à Tanger par Yamna Mostefa et Wilfrid Estève du 1er au 5 mai dernier. Seif Kousmate, 30 ans, membre du Studio Hans Lucas, mérite amplement le premier prix qui lui a été décerné, tant sa jeune carrière force le respect. Sa série sur le Rwanda, 25 ans après le génocide, a convaincu le jury, dont Diptyk faisait partie. Ce sujet apaisé sur le pardon et la réconciliation n’est pourtant pas celui que nous avons choisi de montrer. Car la particularité de Kousmate, c’est d’aller gratter là où ça fait mal et, démarche courageuse en Afrique, de traiter ces sujets sensibles en s’autofinançant. Comment fait-il ? Par un art de la débrouillardise qu’il a patiemment appris à maîtriser. Seif Kousmate est un électron libre, un exemple réussi de « changement de vie, mode d’emploi ». Il y a trois ans, il plaque son salaire confortable d’ingénieur dans la construction à Paris pour « vivre en adéquation avec [ses] idées ». Son engagement est une abnégation, comme on entre dans les ordres. Il organise alors méthodiquement sa transition professionnelle, celle dont beaucoup rêvent. « Pendant deux ans, je n’ai pas pris de vacances, j’ai vendu tout ce que je possédais. J’ai juste gardé un sac et j’ai pris un aller simple pour l’Asie. » … La suite est à lire dans le numéro de Diptyk numéro 49 de juin – septembre 2019.

PHOTO, une première à Tanger. C’est un beau début pour « Face à la mer » ! Ces nouvelles rencontres pro méditerranéennes ont donc choisi Tanger, cité frontière entre l’Afrique et l’Europe. Initiées par Yamna Mostefa qui les dirigent et Wilfrid Estève, fondateur du studio Hans Lucas, elles ont réuni du 1er au 5 mai derniers une assemblée active de photographes et journalistes maghrébins et français, engagés et talentueux. Et surtout témoins privilégiés de leur époque. Découvrez l’article dans le numéro 393 d’Afrique Magazine de juin 2019.